L’insoutenable abondance. Faut-il croire les prophètes du progrès ?

[Extraits – Tracts Gallimard n° 68, juin 2025]

Des promesses exponentielles

« Le mélange de vrai et de faux est énormément plus toxique que le faux pur », écrivait Paul Valéry1. C’est particulièrement juste dans le domaine de l’innovation technologique, où des évolutions réalistes, en germe ou déjà à l’œuvre, côtoient les illusions les plus fumeuses. Certes, nos sociétés, avides de relais de croissance, d’opportunités d’investissements juteux et d’effets d’annonce, ont toujours tendance à s’emballer et projeter monts et merveilles. Le cabinet de conseil Gartner en a même fait un produit déposé, le Cycle du HypeTM (dérivé de hyper, hype signifie engouement, publicité ou promotion exagérée) : à l’émergence d’une nouvelle technologie, un « creux des désillusions » fait suite à un premier « pic des attentes exagérées », avant de retrouver une plus raisonnable mais inéluctable « pente de l’illumination »2.

Dans certains cas, la pente de l’illumination est quand même un peu forte et se fait attendre, quand on n’est pas dans un simple crash industriel. Le(s) métavers, qui devai(en)t transformer nos vies, semble(nt) avoir disparu, après que Facebook a changé son nom et y a dépensé plus de 40 milliards de dollars – entre nous, tant mieux. Du jour au lendemain, Mark Zuckerberg, sans mea culpa à l’égard de ses actionnaires et toute honte bue, a simplement redirigé les priorités du groupe Meta vers3… le développement accéléré de l’IA ! Apple allait révolutionner le marché de la mobilité avec son projet Titan de voiture autonome et électrique. 10 milliards de dollars et dix ans plus tard, le projet est abandonné. En 2021, l’Arabie saoudite annonce, à coups de vidéos futuristes dignes de l’univers du film de science-fiction Le Cinquième Élément4, le lancement de The Line, une ville de 170 kilomètres de long avec transport souterrain ultra-rapide (vingt minutes annoncées pour aller d’un bout à l’autre de la ville !). Las, quelques années plus tard, le projet est revu à la baisse avec seulement 2,4 kilomètres prévus.

Quelqu’un se souvient-il de l’engouement suscité, dans le milieu de la décennie 2010, par la blockchain ? Et que dire des différents projets de la famille Hyperloop, concept de transport par navette dans des tubes sous vide lancé par Elon Musk en 2013 ? Après des centaines d’annonces d’étapes « franchies » par les différentes sociétés en concurrence pour attirer les mêmes investisseurs – constructions de pistes d’essais, tests industriels et proofs of concept, signatures de partenariats régionaux, dates de mise en exploitation, concours, prototypes de navettes, infographies futuristes et tape-à-l’œil, brevets sur les concepts et les matériaux, etc. –, la pantalonnade est totale. Quid des dizaines de startups, pour certaines financées en partie par les acteurs de la Big Tech, qui se sont lancées dans les petits réacteurs nucléaires modulaires (ou SMR pour small modular reactors, d’une puissance inférieure à 300 mégawatts5 – qui pourraient être fabriqués en série, à moindre coût) et même la fusion nucléaire ? Les défis techniques de mise au point ou d’industrialisation, les enjeux de sécurisation et de réglementation sont tels qu’il est au moins permis de douter que le temps de développement, qui se compte en décennies, soit compatible avec les attentes de fonds privés.

Malgré ces considérations sceptiques, d’autres processus industriels à l’œuvre semblent, au contraire, mieux installés et dans une logique de croissance exponentielle époustouflante : deux exemples sont particulièrement emblématiques et alimentent tous les espoirs, tous les fantasmes – ou toutes les inquiétudes – sur l’avenir.

LA COURSE A L’ECHELLE EST DEVENUE DETERMINANTE DANS LES SERVICES DE CLOUD ET D’IA

Le premier est évidemment, depuis la « déflagration » provoquée par la sortie en version grand public de Chat-GPT en novembre 2022, l’évolution rapide des différents modèles d’agents conversationnels et autres programmes d’IA générative, alimentée par les capacités de calcul et de stockage de data centers (centres de données) toujours plus grands et énergivores – malgré les progrès techniques réalisés pour en optimiser le fonctionnement. Le site Data Center Map6 en recense plus de 8 000 dans le monde, dont 11 136 suffisamment massifs pour être qualifiés d’« hyperscale7 » , les plus grands d’entre eux s’étalant sur des dizaines d’hectares et nécessitant des puissances d’alimentation en centaines de mégawatts – l’équivalent de villes de dizaines de milliers d’habitants. La course à l’échelle est devenue déterminante dans les services de cloud et d’IA, et 500 data centers hyperscale supplémentaires sont déjà programmés, le trio d’« hyperscalers » Amazon Web Services, Google Cloud et Microsoft Azure caracolant en tête. Les besoins futurs en électricité sont tels que Google et Microsoft reconnaissent peiner à tenir les engagements de « neutralité climatique » qu’ils avaient pris à l’horizon 2030.

GOOGLE ET MICROSOFT RECONNAISSENT PEINER A TENIR LES ENGAGEMENTS DE « NEUTRALITE CLIMATIQUE » QU’ILS AVAIENT PRIS A L’HORIZON 2030

Il y a vingt ans, le futurologue Raymond Kurzweil, figure du transhumanisme, projetant l’accélération exponentielle dans tous les domaines, prédisait l’atteinte, vers 2045, d’un point de « singularité technologique8 » – une notion envisagée dès les années 1950 par le mathématicien John von Neumann. Dans ce monde aux capacités de calcul presque infinies (le modèle GPT-3, celui de novembre 2022, était basé sur 175 milliards de paramètres ; GPT-4, le petit dernier, serait basé sur… 100 000 milliards de paramètres ! Alors imaginez en 2045…), tout serait possible : super intelligence artificielle (dont les ingénieurs de Google continuent de préparer l’avènement, en scannant l’ensemble des connaissances de l’humanité dans les bibliothèques), interactions entre cerveaux humains et machines, téléchargement de la mémoire et de la conscience sur silicium, mélange entre réel et réalité virtuelle avec la possibilité d’adopter des corps différents, de multiplier les versions de son esprit, exactement comme dans la série dystopique Black Mirror9

AVEC LES PROUESSES RECENTES, LES GOUROUS DE LA TECH […] ALIMENTENT LE DISCOURS PROPHETIQUE AMBIANT, A MEME D’ATTIRER LES CAPITAUX INDISPENSABLES A LA COURSE-POURSUITE A LA PUISSANCE DE CALCUL

En sommes-nous là ? Avec les prouesses récentes, les gourous de la tech se sentent pousser des ailes – et alimentent le discours prophétique ambiant, à même d’attirer les capitaux indispensables à la course-poursuite à la puissance de calcul. Dans un texte intitulé L’âge de l’intelligence, Sam Altman, le désormais célèbre cofondateur d’OpenAI, prêche pour sa paroisse et s’emporte :

Même si cela arrivera de façon incrémentale, des triomphes ahurissants – stabiliser le climat, établir une colonie spatiale et la découverte de toute la physique – finiront par devenir monnaie courante. Avec une intelligence quasi illimitée et une énergie abondante – la capacité à générer de grandes idées, et la capacité à les faire advenir – nous pouvons accomplir pas mal de choses10.

Certes, les modèles d’IA sont bluffants, mais projeter qu’ils permettront de découvrir de nouveaux concepts physiques – tous les concepts physiques ?! – et d’unifier la théorie quantique et la relativité générale, reste un fossé conceptuel un peu difficile à franchir.

CES MODELES NE « REFLECHISSENT » PAS, MEME S’ILS EN DONNENT PEUT-ETRE L’ILLUSION, ILS FONCTIONNENT PAR CORRELATION, GRACE A DES MODELES PROBABILISTES EXTREMEMENT POUSSES

Jusqu’à présent du moins, ces modèles ne « réfléchissent » pas, même s’ils en donnent peut-être l’illusion, ils fonctionnent par corrélation, grâce à des modèles probabilistes extrêmement poussés ; l’idée d’Altman est-elle qu’ils pourront aider les physiciens à structurer ou tester de multiples hypothèses ? Quant à permettre la conquête spatiale, ou stabiliser le climat, c’est encore une autre paire de manches, car il ne s’agit plus ici de calculs, mais d’interagir avec le monde physique et le fonctionnement des sociétés humaines.

« L’âge de l’intelligence » facilitera-t-il l’accès à des ressources (physiques et organisationnelles) quasi illimitées et notamment, préalable indispensable, à « une énergie abondante » et décarbonée ? C’est là que le deuxième exemple de développement exponentiel intervient, peut-être plus consensuel que l’IA, celui du rythme d’installation des énergies renouvelables. Le solaire photovoltaïque, surtout, est impressionnant : chaque année depuis quinze ans, la puissance installée – mesurée en gigawatts-crête (GWc11) – dépasse les projections des scénarios de déploiement les plus optimistes ; la capacité installée par an est ainsi passée d’1 GWc en 2004 à environ 500 GWc en 2024, soit une croissance annuelle moyenne de plus de 36 % pendant deux décennies. Ajoutons à cela une bonne surprise sur le vieillissement des panneaux, avec une perte de rendement plutôt faible et une durée de vie qui pourrait donc atteindre quarante ans au moins, au lieu des vingt ou trente ans envisagés initialement – autant de panneaux en moins à remplacer pour maintenir la capacité existante.

Dans de nombreux pays du monde, le coût du kilowatt-heure solaire produit est désormais plus compétitif que toutes les autres énergies. Même si, in fine, la production générée par les panneaux solaires ne représente encore que 6 % de l’électricité mondiale, soit de l’ordre de 2,5 % de l’énergie primaire, le taux de croissance historique et la baisse continue du prix des panneaux et des batteries de stockage autorisent toutes les spéculations. Certains commentateurs, comme le très sérieux The Economist, imaginent alors un monde qui basculerait majoritairement sur le solaire avant 204012 : l’énergie solaire abondante serait utilisable partout, dans le transport aérien et maritime, dans les industries de procédés (fabrication d’acier, d’engrais, etc.), dans l’industrie minière, dans la production de matières premières en remplacement du pétrole et du gaz, grâce au « Power-to-X », à la production bon marché d’hydrogène « vert» puis d’autres molécules chimiques associées comme le méthanol ou l’ammoniac.

Dans cette vision « cornucopienne » (du latin cornu copiae, la corne d’abondance : l’idée que le progrès technologique nous mène vers l’abondance, et non la pénurie13), le pic de pétrole, un temps redouté pour ses conséquences potentielles sur l’économie mondiale, ne serait plus un pic de l’offre (géologique), mais un pic de la demande ; l’abattement des émissions de CO2 serait bien plus rapide que dans les scénarios du GIEC, et il n’y aurait plus qu’à assurer un complément avec quelques solutions d’émissions « négatives » (capture du CO2 puis séquestration ou réintroduction dans le cycle industriel) pour stabiliser le climat mondial…

Extractivisme et entropie

Des grains de sable pourraient-ils enrayer cet engrenage bien huilé ? La métaphore est, en quelque sorte, choisie à dessein, car à se concentrer sur le critère énergétique et climatique, la question des ressources minérales a longtemps été laissée de côté, avant de surgir – ressurgir, en réalité – au cours de la décennie 2010. La montée en puissance de la Chine dans les chaînes de valeur minières et métallurgiques (investissements en Afrique, en Australie, en Amérique du Sud, quasi-monopoles sur de nombreuses activités de raffinage et de production de composés chimiques…) et les premiers coups de semonce avec les restrictions et quotas à l’exportation décrétés sur certains métaux (terres rares, molybdène, tungstène…) ont alimenté les inquiétudes géopolitiques des pays occidentaux. Des acteurs toujours plus nombreux, universités, think tanks, agences internationales et institutions se sont mis à pointer les besoins futurs en matériaux, énormes, d’une transition énergétique fondée sur le déploiement des énergies renouvelables et l’électrification croissante des mobilités et des procédés industriels14 – une croissance additionnelle s’ajoutant aux besoins actuels, tirés par l’urbanisation, l’industrialisation, la motorisation et la numérisation du monde.

Où en sommes-nous ? En 2023, l’humanité a extrait plus de 106 milliards de tonnes (gigatonnes ou Gt) de son environnement – environ 13 tonnes par Terrien, une consommation moyenne masquant, comme toujours, de grandes inégalités entre pays et au sein de chaque pays. Difficile de se faire une idée d’un tel nombre : entassées en un seul endroit, ces 106 milliards de tonnes occuperaient un cône de 10  kilomètres de diamètre et de 5 kilomètres de haut (à peu près la surface de Paris intra-muros pour la base, quinze tours Eiffel empilées pour la hauteur de la pointe) – ce qui fera peut-être dire à certains que ce n’est pas tant que cela, d’ailleurs, pour toutes les ressources (annuelles) du monde ! Rapportée à la surface des continents hors Antarctique – qu’on n’exploite pas encore – et quelques autres endroits désertiques, cette quantité représenterait quand même une petite dizaine de tonnes par hectare !

[…]

Le mensonge de l’IA salvatrice

L’IA va-t-elle « sauver » le monde en démultipliant nos capacités de recherche, de traitement de l’information complexe, d’innovation ? Voici ce qu’on trouve à la rubrique « L’IA pour un développement durable » du plus célèbre moteur de recherche :

Google bénéficie d’une opportunité unique de contribuer à la transition vers un avenir plus durable en utilisant l’IA pour rendre les informations sur le climat plus accessibles et compréhensibles, et pour faire progresser l’innovation. […] Nous utilisons l’IA de façon audacieuse pour accélérer la recherche et la conception de solutions potentielles au changement climatique. Le but : en atténuer les effets, nous y adapter et développer des capacités fondamentales pour réussir la transition vers un monde décarboné15.

Derrière ces généralités, quoi de concret ? C’est un truisme de rappeler que l’essentiel des capacités de calcul dans les data centers des poids lourds de l’IA n’est pas consacré à « réussir la transition vers un monde décarboné », ni même d’ailleurs à « rendre les informations sur le climat plus compréhensibles ». 

L’IA VA-T-ELLE « SAUVER » LE MONDE EN DEMULTIPLIANT NOS CAPACITES DE RECHERCHE, DE TRAITEMENT DE L’INFORMATION COMPLEXE, D’INNOVATION ?

En cherchant bien, on trouvera certes quelques applications en recherche, qui ne manqueront pas d’être mises en exergue : modèles de simulation de captation du CO2 par les forêts ou les océans, systèmes de meilleure prédiction de la production des énergies renouvelables pour opérer les réseaux électriques… De là à « stabiliser le climat » de l’âge de l’intelligence, comme nous le vend Sam Altman, il y a un pas à ne pas franchir.

En réalité, rien de bien nouveau derrière ce charabia convenu, ce discours lénifiant ; depuis des décennies le secteur numérique promet de « faire sa part » (environnementale) d’abord en influençant positivement les autres secteurs, en générant des gains énergétiques dans le reste de l’économie. Dès les années 1990, les opérateurs télécoms expliquent que les téléconférences vont permettre de réduire les déplacements (et plus récemment la 5G allait rendre possible la téléchirurgie – prière de ne pas rire) ; dans les années 2000, on allait économiser le papier grâce au tout numérique ; le « green IT » (IT pour Information Technology) fait son apparition dans la même période (hélas, les gains unitaires sont donc balayés par l’effet rebond), mais il est vite rejoint par son alter ego « green by IT » ou « IT for green » : l’idée qu’il faut accepter des coûts (environnementaux) supplémentaires dans les télécoms et le numérique, car cela générera des bénéfices plus grands ailleurs : transports mutualisés et intermodaux, bâtiments intelligents, agriculture « de précision », etc.

À NOUS DE NE PAS ETRE ASSEZ STUPIDES POUR NOUS LAISSER EMBARQUER ENCORE UNE FOIS ET DE DEMANDER DES COMPTES PRECIS SUR LES BENEFICES ET LES COUTS (ATTENDUS ET REALISES) DE CHAQUE SERVICE NUMERIQUE

On sait ce qu’il en a été jusqu’à présent. Les géants de la tech renoncent sans hésitation à leurs engagements climatiques – pour ceux qui en avaient pris ! – compte tenu de l’ingérable déferlante énergétique de l’IA, et sans honte continuent à nous servir le même discours sur leur impact sociétal positif. À nous de ne pas être assez stupides pour nous laisser embarquer encore une fois et de demander des comptes précis sur les bénéfices et les coûts (attendus et réalisés) de chaque service numérique, qui pourrait être, pourquoi pas, soumis à une autorisation préalable de mise sur le marché (AMM)… Pour protéger les citoyens et les consommateurs dans des domaines techniquement complexes, on autorise les médicaments, les additifs alimentaires ou les produits chimiques, on homologue les voitures, les avions, les trains, les casques de moto et les sièges-bébés, les téléphones, avec des critères à respecter… Les services numériques devraient-ils y échapper16 ?

Sobriété systémique

Sans réduction des besoins à la source, sans réflexion sur nos modèles de «  développement » et de croissance, la transition sera probablement impossible à mettre en œuvre – du moins à la hauteur et à la vitesse espérées –, tant l’effort industriel à fournir est grand, tant les besoins en matières premières générés sont importants. La voie du tout-technologique est une impasse, dont les implications « extractivistes » finiront par nous rattraper collectivement.

Nous remercions les éditions Gallimard pour leur aimable autorisation de reproduction.

  1. Paul Valéry, Cahiers, II, Gallimard, 1974 (« Bibliothèque de la Pléiade »).
  2. https://fr.wikipedia.org/wiki/Cycle_du_hype.
  3. Jeu de mot involontaire. … /…
  4. Luc Besson, Le Cinquième Élément, 1997.
  5. 1 mégawatt = 1 million de watts ou 1 000 kilowatts.
  6. https://www.datacentermap.com.
  7. À la fin de l’année 2024. Données Synergy Research Group, mars 2025.
  8. Ray Kurzweil, The singularity is near : when humans transcend biology, 2005.
  9. Série télévisée britannique créée par Charlie Brooker. Sept saisons sont sorties entre 2011 et 2025.
  10. Sam Altman, The intelligence age, https://ia.samaltman.com, 23 septembre 2024 ; traduction de l’auteur.
  11. La puissance crête mesure la puissance maximale pouvant être délivrée au réseau électrique.
  12. « The exponential growth of solar power will change the world », The Economist, 20 juin 2024.
  13. Voir Philippe Bihouix, Vincent Perriot, Ressources. Un défi pour l’humanité, Casterman, 2024.
  14. Voir par exemple International Energy Agency, The role of critical minerals in clean energy transitions, 2021 ou les travaux, depuis 2011, de la Commission européenne ayant abouti au Critical RawMaterials Act lancé en 2022.
  15. https://sustainability.google/intl/fr_fr, rubrique « Fonctionnement écoresponsable » ; accès en avril 2025.
  16. Voir les propositions du Cercle de la donnée, L’Empreinte de la donnée sur le vivant : essai pour un numérique responsable, avril 2024.